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Des bruits sur les enlèvements et trafic des enfants vers la Tanzanie courent depuis quelques mois dans la commune de Musongati en province de Rutana (Est du Burundi).

L’administration communale affirme sans donner des détails qu’au cours de ces 4 derniers mois, des dizaines d’enfants originaires de différentes collines de Musongati ont été enlevés vers la Tanzanie par un groupe de gens en cours d’identification.

La seule colline de Kamaramagambo bat le record avec au moins 17 enfants de moins de 14 ans déjà emmenés au cours de ces deux derniers mois. Le cas le plus récent sur cette colline, selon un officiel local contacté, est celui de Déogratias Ndikuriyo, 11 ans, qui a été enlevé dimanche dernier.

Le suspect, un certain Buyoti Jérôme de la même colline, a été appréhendé lundi pour enquêtes.

Des témoignages recueillis au près de ses voisins, affirment qu’il a plusieurs complices dont les plus connus, un certain Heberi et un certain Wahedi, deux frères de la colline de Mbuza dans la commune de Musongati qui pour le moment sont en cavale selon l’administration locale.

D’après ces témoignages, ils travaillent en réseau. Buyoti serait chargé de rassembler les enfants alors que Heberi et Wahedi ainsi que leurs amis se chargent de les emmener à pied jusqu’en Tanzanie. «Une fois arrivé en Tanzanie avec les enfants, ils reçoivent de l’argent en échange des enfants », affirme un proche.

L’ADMINISTRATION S’ACTIVE

Des services de l’administration communale sont en alerte pour tenter de détruire le réseau. Plusieurs réunions de sensibilisations sont organisées depuis trois semaines par l’administrateur.

Des sources proches des autorités indiquent que plus de 5 personnes suspectées dans l’affaire ont déjà été arrêtées et sont détenues à la prison centrale de Rutana. Les mêmes sources précisent que 12 enfants ont été ramenés de la Tanzanie la semaine dernière par l’administrateur lui-même.

«Certains d’entre eux à leur retour présentent des œdèmes des membres supérieurs. On ne sait pas s’il s’agit des actes de tortures qu’ils subissent ou effets des travaux forcés », poursuivent-elles.

En Tanzanie, ces enfants seraient utilisés dans les travaux de surveillance et arrosage des plantations de tabac. Ceux qui sont revenus disent qu’ils gagnent là-bas 250 000 shillings par an soit l’équivalent de 120 dollars.

@Ivoomo: #FLASH_Hiryanohino

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