POLITIQUE:

C’est maintenant officiel. Le président de la république et le vice-président ont convoqué les électeurs, ceux vivant au Burundi et à l’étranger qui se sont fait enrôler,  pour le référendum constitutionnel prévu pour le 17 mai prochain.

Dans un décret conjoint signé ce dimanche, ils accordent  une période de deux semaines aux responsables des partis politiques et les indépendants remplissant les conditions pour se faire enregistrer à la CENI (Commission électorale nationale indépendante) à partir du 23 mars. Le projet de « constitution modifiée »,  précise le décret,  sera adopté à la majorité absolue des suffrages exprimés soit 50% plus une voix (50%+ 1).

L’opposition dénonce une manœuvre témoignant de la volonté du président Nkurunziza d’anéantir les acquis de l’accord d’Arusha qui a mis un terme à une terrible guerre politico-ethnique de 10 ans et qui avait commencé avec l’assassinat du président Melchior Ndadaye en 1993. « Adieu l’accord d’Arusha ! Adieu  le dialogue inter burundais initié par l’EAC ! Adieu la démocratie consensuelle ! Adieu la constitution consociative… », lit-on dans un tweet de Pancrace Cimpaye, Porte-parole du CNARED (Coalition  des partis politiques d’opposition dont les leaders vivent en exil).

Avec le nouveau texte, le président actuel pourra, une fois réélu en 2020, briguer  encore deux mandats de 7 ans. Etant au pouvoir depuis 2005 et s’il était réélu en 2027, il pourrait rester à la tête du pays  jusqu’en 2034.

Laisser un commentaire