Mbuye (Muramvya) – Santé : la malnutrition infantile, source d’autres maladies

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Qui des deux enfants, sur la photo, est le plus âgé ? En réalité, c’est celui qui est de petite taille : deux jours d’avance par rapport au plus grand. Son potentiel physique ne s’est pas bien développé à cause des problèmes de santé.

La fillette s’appelle Ange Marie Nahayo, 2 ans et demie. Elle est originaire de la colline de Teka. Bien que plus âgée, c’est elle qui a moins de poids et une petite taille : 5,85 kilos et 64,6 cm respectivement. Le moins âgé a 11 kilos [poids] et une mesure de 85 cm [taille].

D’après des examens médicaux, en plus du problème nutritionnel, Ange a beaucoup d’autres maladies dont rhumatisme, paralysie, amibe-ankylostome, problème des yeux, etc.

Le cas révèle l’existence de problèmes nutritionnels infantiles « graves » au Burundi, auxquels le gouvernement ne fait peut-être pas attention. Les enfants issus des familles pauvres étant l’une des catégories les plus vulnérables. Le taux de prévalence de la malnutrition infantile chronique était de 56 % en 2018, selon une étude menée par l’Institut des Statistiques et Etudes Economiques du Burundi [ISTEEBU].

Il faut préciser que c’est entre la conception et l’âge de 3 ans que se forment les organes et les tissus d’un enfant, son cerveau et ses os, et que son potentiel physique est façonné [UNESCO]. Pendant cette période, l’enfant a donc besoin d’une attention particulière. Et si tout va bien, à 4 mois, il va peser deux fois son poids de naissance, et à 3 ans, quatre fois et demie ce poids.

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